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AKUZURU


Née en 1966 à Trinidad

Vit et travaille à Trinidad


L’artiste trinidadienne dont le nom Akuzuru signifie qui a suffisamment de force et de richesse pour rayonner et partager a étudié le fashion design en Angleterre avant de séjourner pendant sept ans au Nigeria pour se familiariser avec l’art textile traditionnel de l’Afrique de l’Ouest. Depuis son retour à Trinidad, elle développe un concept original, un travail spatial et expérimental de performance sculpturale, The Maguayapas.

C’est de la contraction de plusieurs mots qu’est né le titre générique Maguayapas : Ma pour Maman et masque - on connaît toute l’importance du masque dans la culture trinidadienne – Gua pour Guayaguayare, du nom d’un site amérindien de la côte est de Trinidad et Gayap pour gathering (réunion, rassemblement ). Les Maguayapas associent performance, installation, interactivité avec l’espace, déterritorialisant les pratiques artistiques.

La première occurrence des Maguayapas date de 1999, à l’occasion d’une résidence au Goethe Institute, le Centre culturel allemand de Lagos au Nigeria. Depuis, les Maguayapas

rythme la carrière d’Akuzuru.


2001 – National Museum de Trinidad

2002 – Bag Factory artists studio de Johannesburg

2003 – Project- co de Trinidad

2006 – Little Carib theater de Trinidad

2006 –Trinidad theater workshop

2006 – Galvanize project de Trinidad

2007 – Colloque Voyage au Noir Marcher sur nos morts de

Fond Saint Jacques ( Martinique )

2008 – Résidence en Inde, à New Delhi et Bangalore


A Fond Saint Jacques, Maguayapa a pris la forme d’une performance troublante, à fort pouvoir émotif, inspirée par le déséquilibre causé par les ravages de l’esclavage, notamment sur les brutalités sexuelles faites aux femmes, violées, bafouées, dépouillées de leur dignité et de leur identité. Sarah Baartman, plus connue sous le nom de la Venus Hottentote, en est l’exemple emblématique et Akuzuru lui a d’ailleurs rendu hommage en 2002 à Johannesburg, Sarah Baartman revisits : a tribute. Le devoir de mémoire et le désir de reconnaissance c'est sont des postures de l’artiste de même que l’exigence d’harmonie entre l’humain et son environnement et d’ une spiritualité accrue. La huitième incarnation de Maguayapa était une forme non humaine, une ancêtre semblable à un insecte géant, progressant péniblement, conspuant et défiant le public, charriant un énorme sac chargé de bouteilles pleines de messages à confier à la mer et destinés aux ancêtres disparus. Son lent et douloureux cheminement l’a conduite à une cabane, nouvelle matrice pour une régénérescence.

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Contact: aica-sc@orange.fr

Graphisme: dinographx - dinographx@gmail.com Création du Site: Detlev Schüller

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